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Les tumeurs bénignes de la muqueuse buccale peuvent être classées comme suit :
Tumeurs épithéliales / T. conjonctives / T. mixtes épithélio-conjonctives.

Tumeurs Epithéliales
1.Epulis :
Définition : étymologiquement, l’épulis est une lésion qui a pour siège la surface des gencives, cliniquement définie comme une pseudo-tumeur bénigne hyperplasique circonscrite des gencives.
Etiologie : peut-être locale ou générale ;
•    Locales, irritation locale bactérienne (plaque bactérienne), épine irritative dentaire ou prothétique en présence d’une mauvaise hygiène bucco-dentaire.
•    Générale : implication du facteur hôte dans la pathologie surtout l’état gravidique (influence des hormones sexuelles par voie sanguine et salivaire sur la gencive), femme après 40ans (troubles hormonaux), on cite aussi le diabète.
Diagnostic : le diagnostic d’une épulis est souvent évident à la seule inspection clinique, mais un examen histo-pathologique est indispensable pour confirmer le diagnostic.
Aspect clinique : C’est une tumeur qui s’observe à tout âge, avec prédominance féminine, il apparaît sous forme bourgeonnante, arrondie ou oblongue, plus au moins volumineuse, sa coloration et celle de la muqueuse ou rouge, la surface est lisse revêtue par une muqueuse normale mais parfois ulcérée. La lésion est de consistance molle et élastique indolore, souvent pédiculée, mais parfois elle est cessile et présente une tendance hémorragique spontanée ou après une légère irritation, siège préférentiel sur le versant vestibulaire de la région incisivo-canine, parfois entre les incisives supérieures, ou dans la région molaire. Radiologie : Si la base d’implantation est osseuse, on observe une alvéolyse au niveau de la région concernée.
Aspect histologique : en se basant sur l’aspect anatomopathologique de la tuméfaction excisée « DECHAUME ET COLL. » distinguent :

  • Epulis inflammatoire :
  •  Epulis vasculaire :
  • Epulis fibreuse,
  •  Epulis à cellules géantes ou épulis à myéloplaxes

Quelques épulis particulières :

  •  Epulis congénitale du nouveau-né :
  • Epulis gravidique
  • Epulis granulomateuse ou granulome post-extractionnel

Traitement :
* Elimination des facteurs d’irritation locale (tartre, carie, racine…)
* Exérèse sous anesthésie locale de la totalité de la lésion, y compris son point d’ancrage osseux.
* Curetage de la zone d’ostéolyse, si elle existe, voir l’avulsion d’une dent présentant une alvéolyse péri apicale (pour minimiser le risque d’une récidive)
* Examen anatomopathologique de la pièce opératoire.

2. Botryomycome :
Bourgeon charnu, granulome pyogénique, granulome télangiectiasique, (la télangiectasie étant la dilatation sinueuse d’un capillaire)
Siège : le plus souvent au niveau des gencives (gencive antéropostérieur) les autres localisations sont la face interne des joues, la lèvre, la langue, le palais, le vestibule.
Etiopathogénie : c’est une réponse exagérée par excès de formation de tissu granulomateux après une lésion minime et sans relation avec un agent infectieux, c’est un mode exubérant de cicatrisation.
Clinique : touche les deux sexes ; à tout âge avec légère prédominance féminine. C’est une lésion pédiculée de consistance molle de couleur rouge vif et de surface brillante avec une nette tendance hémorragique, très fréquemment la lésion présente des ulcérations recouvertes de fibrine.
Histologie : elle est celle d’un bourgeon conjonctif dont la surface est en partie épithéliale et en partie couverte d’un exsudat fibrino-leucocytaire. La vascularisation est riche et faite de capillaires néoformés.
Traitement : on pratique l’incision de la lésion à sa base, ou curetage quand la lésion est dans l’alvéole

3. Diapneusie : (nodule de succion)
C’est une hyperplasie muqueuse fibra-épithéliale.
siège : ces lésions siègent surtout sur la face interne de la joue, à la lèvre inférieure, ou au voisinage de la commissure labiale et la langue.
Etiopathogénie : du fait d’un espace entre deux dents ou d’une dent manquante, le patient aspire sa muqueuse a travers cette zone béante, et petit à petit se constitue un nodule diapneusique.
Clinique : le papillome présente comme une néoformation exophytique bien circonscrite pédiculée ou sessile, le plus souvent unique, comme il s peuvent être multiples, les nombreuses excroissances (digitations épithéliales) donne à la surface tumorale un aspect en chou-fleur, la coloration est blanche ou grisâtre.
Histologie : la tumeur est constituée de végétations plus ou moins allongées, présentant un axe conjonctif recouvert d’un épithélium malpighien avec hyperkératose en surface, il n’existe aucune anomalie cyto-nucléaire ni architecturale.
Traitement : exérèse chirurgicale.
5. Papillomatose Orale Floride (hyperplasie verruqueuse) : Actuellement considérée comme une lésion précancéreuse de la muqueuse buccale.
a.    Siège : la muqueuse gingivo-alvéolaire, jugale, moindre degré pour la langue, plancher, la muqueuse labiale et le palais.
b.    Clinique : plus fréquente chez les sujets fumeurs et chez les sujets de plus de 60 ans dont 2formes ;
Forme « acuminée » ou « aiguisée » faite d’une formation verruqueuse blanche allongée et étroite très kératinisée.
Forme « diffuse » ou « émoussée » faite de formation verruqueuse large et plate peu kératinisée
Histologie : le revêtement malpighien est fortement épais kératinisé en surface avec de longues et larges crêtes érothéliales sans anomalie cyto-nucléaire. Au début la lésion est donc exclusivement intra épithéliale puis peuvent survenir des anomalies cyto-nucléaires et une effraction de la membrane basale avec une infiltration du conjonctif (pour le carcinome verruqueux)
Evolution : la bénignité est durable mais la transformation maligne est de règle.
Traitement : exérèse chirurgicale.

6. Verrues (verrues vulgaires)
C’est une atteinte cutanée bénigne due à un virus papillomateux humain spécifique (HPV 2 et 4)
Siège : Ces verrues peuvent siéger à n’importe quel endroit de la muqueuse buccale, mais les lèvres et la langue sont le plus souvent touchées.
Etiopathogénie : la muqueuse buccale peut être auto inoculée par ces virus à partir des lésions siégeant sur la face dorsale des doigts ou des mains par contact.

Clinique : touche le plus souvent les jeunes enfants, elles ont l’aspect d’une tumeur exophytique bien délimitée, petite de coloration blanchâtre ou normale, d’aspect en chou-fleur, elles peuvent être uniques ou multiples.
Histologie : l’épithélium est épaissi et forme une masse constituée de lobules périformes, les cellules sont le siège d’une kératose et se séparent les une des autres.
Traitement : excision chirurgicale, électrocoagulation

7.  Condylome Acuminé :
Les condylome acuminés ou végétations vénériennes, sont des excroissances papillomateuses siégeant le plus souvent dans la région génitale, c’est une affection sexuellement transmissible.
Siège rarement au niveau de la cavité buccale où il peut être la conséquence d’une auto inoculation à partir d’une condylome acuminé génital.
Il s’observe avec une incidence accrue chez les malades infectés par le VIH.

Clinique : au début les condylomes forment des multiples nodules roses, puis ils confluent pour former des excroissances en chou-fleur molle, sessile ou pédiculée de coloration blanchâtre ou normale, ils ont tendance à récidiver.
Histologie : son aspect histologique est proche de celui du papillome.
Traitement : l’excision chirurgicale

8.  Hyperplasie fibreuse : (hyperplasie du dentier)
Siège : fréquente chez l’édenté dans le vestibule en rapport avec une prothèse mal adaptée.
Clinique : cette tumeur double parallèlement la crête en feuillet de livre, le plus souvent sessile recouverte d’une muqueuse normale elle peut être parfois ulcérée par la prothèse, elle est de consistance molle ou ferme, et non hémorragique.
Histologie : on note dans cette tumeur une abondance de fibres de collagène et d’une pauvreté cellulaire. On observe dans certains cas, la calcification ou même l’ossification de la tumeur surtout les hyperplasies à proximité de l’os.
Traitement : l’excision chirurgicale et la réadaptation de la prothèse pour éviter la récidive.

 
C’est une tumeurs bénigne relativement fréquente qui pourrait avoir pour origine le follicule pileux. Elle siège le plus souvent sur les faces exposées surtout le visage, survient entre 50 et 70 ans, atteint trois fois l’homme que la femme. Et la lésion a été souvent confondue avec un épithélioma spino-cellulaire.
Clinique : le siège de prédilection buccal est la lèvre, la localisation intra buccale est très rare, cliniquement il a l’aspect d’une tuméfaction en dôme ou en bourgeon, bien circonscrite et bien limitée, indolore, la kératine centrale prenant un aspect cratériforme. L’aspect initial est celui d’un nodule qui s’accroît rapidement pour atteindre sa maturité en quatre à huit semaine, la tumeur demeure inchangée pendant 1 à 2 mois, puis peut régresser spontanément, les 5 à 10 S suivantes.
Histologie : sur le plan histologique, on a deux types de kérato-acanthome ;
-Type I, en forme de bourgeon, il est le résultat de l’épaississement et l’extension des parois des parties superficielles des follicules pileux.
- Type II, en forme de dôme, naît de partie profonde du follicule ou de sa base.
Traitement : bien que certains kérato-acanthomes régressent spontanément, le traitement de choix est l’excision chirurgicale ou la radiothérapie à faibles doses avec précautions

 

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