Les facultes medicales

Cours de médecine, pharmacie et chirurgie dentaire

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Relation endo-parodontale

 

 

I .Introduction :

La communication entre l’endodonte et le parodonte est fréquente à travers des canaux accessoires, notamment au niveau des furcations et des zones latéro-radiculaires de la moitié apicale.

Il existe 3 types de lésions endo-parodontales :
– lésion d’origine purement endodontique : granulome, kyste…
– lésion d’origine purement parodontale : poche parodontale entraînant une nécrose à rétro sur dent pulpée
– lésion mixte.


II. Les communications endo-parodontales :

Les moyens de communication entre l’endodonte et le parodonte sont nombreux :
– foramen apical
– canal secondaire : situé dans la région apicale, il va du canal principal au ligament alvéolo-dentaire
– canal accessoire : situé dans la région apicale,

– canal latéral : équivalent du canal secondaire dans les tiers coronaire et moyen de la racine (De Deus, 1975)
– espace interadiculaire : zone particulièrement riche en canaux latéraux
– tubuli dentinaires
– perforations radiculaire et interradiculaire iatrogènes.


III. Classifications

III.Classification de Simon, Glick et Frank (1972)

Elle s’appuie sur l’origine et la progression des lésions.
1. Lésions endodontiques pures
2. Lésions endodontiques primaires avec atteinte parodontale secondaire
3. Lésions parodontales pures
4. Lésions parodontales primaires avec complications endodontiques secondaires
5. Lésions associées
6. Lésions combinées : lésions endo-parodontales vraies

VI. Etiologies

Les étiologies sont celles des maladies parodontales et celles des pathologies atteignant les tissus durs de la dent (pathologies carieuses et traumatiques).
Il existe en outre des facteurs favorisants spécifiques aux espaces interadiculaires :
– Les perles d’émail, qui sont localisées le plus souvent au niveau de la bifurcation des racines des molaires supérieures, plus rarement à la surface vestibulaire ou linguale des racines des molaires inférieures (Piette et Goldberg, 2001).
– Les projections d’émail sont des excroissances d’émail qui prennent la forme d’un éperon, d’une plaquette, d’une crête ou d’une langue. Elles sont situées près du collet, habituellement sur la face vestibulaire des deuxièmes molaires inférieures, moins souvent sur les premières molaires supérieures (Piette et Goldberg, 2001).
Ces anomalies de morphologie peuvent induire un défaut parodontal avec une nécrose secondaire de la pulpe (Cohen et Machtou, 1996).

 

V. Diagnostic différentiel

– Test de vitalité :
La vitalité pulpaire oriente le diagnostic vers un problème parodontal

– Sondage parodontal :
Une fistule étroite (1 à 2 mm) descendant jusqu’à l’apex ou jusqu’au canal accessoire est d’origine endodontique. Une poche parodontale plus large autorise l’enfoncement de plusieurs sondes. Une lésion mixte sera révélée par un sondage concave (lésion parodontale) avec un enfoncement ponctuel (lésion endodontique) (Fontaine, Perrin, Sebban, 1990).
Soulignons l’intérêt des sondes de Nabers pour le sondage des pluriradiculées.

– Radiographie :
Des lésions au niveau des tissus durs dentaires (carie, fracture, restauration) oriente le diagnostic vers un problème d’origine endodontique, de même qu’une lésion apicale.
VI. Choix thérapeutiques :

Les choix thérapeutiques se font en fonction de l’étiologie :
– Etiologie endodontique :

Le traitement endodontique suffit à la disparition des lésions osseuses.
– Etiologie parodontale :

Le traitement parodontal est nécessaire pour la stabilisation des lésions osseuses. Mais un traitement endodontique peut être nécessaire en vue d’une hémisection ou en cas de nécrose pulpaire secondaire à la parodontite.
– Etiologie endo-parodontale :

Le potentiel de cicatrisation de la lésion d’origine endodontique est très élevé. C’est pourquoi le traitement endodontique est toujours entrepris avant le traitement parodontal (Machtou et Cohen, 1996). Le délai de cicatrisation est variable selon les individus. Un suivi radiographique est donc nécessaire avant d’entreprendre le traitement parodontal.

VII. Conclusion :

La plupart des échecs de cicatrisation des lésions endo-parodontales sont dus à des erreurs de diagnostic différentiel. Il faut donc qu’il soit fait très minutieusement afin de mettre en œuvre la thérapeutique appropriée.
L’ancienneté des lésions rend leur pronostic beaucoup plus incertain.

 

 

 

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