Pour évaluer si le maintien d'un traitement par aspirine associé à un inhibiteur de la pompe à protons après contrôle endoscopique d'un saignement par ulcère peptique n'a pas été plus à risque par rapport au traitement avec arrêt de l'aspirine, une étude randomisée contre placebo avec groupes parallèles, dans laquelle, à la fois, malades et médecins ignoraient dans quels groupes les patients étaient inclus, a été conduite chez 156 patients dont 78 ont continué à prendre l'aspirine et 78 ont reçu un placebo pendant 8 semaines, immédiatement après l'endoscopie. Tous les patients ont reçu une perfusion de Pantoprazole (Inipomp®) pendant 72 heures puis per os.
Sur les 156 patients, 3 se sont retirés de l'étude avant la fin du suivi. Un saignement ulcéreux récidivant est survenu dans les 30 jours chez 10.3% des patients du groupe aspirine et 5.4% du groupe placebo. Les patients sous aspirine ont eu un moindre taux de décès toutes causes que ceux sous placebo: respectivement 1.3% vs 12.9%. Le moindre taux de mortalité dans le groupe aspirine a été attribuable à la diminution des complications cardiovasculaires, cérébrovasculaires ou gastro-intestinales par rapport au groupe sans aspirine.
Il est conclu que le maintien de l'aspirine chez les patients souffrant de saignements par ulcère peptique sous aspirine à petites doses peut augmenter le risque de récidive du saignement mais réduit potentiellement le taux de mortalité. Des essais plus larges sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
(Commentaires: il est vrai que saigner vaut mieux que mourir, sauf si on veut se suicider)
Dr : C. Krespine
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le janvier 08 2010 22:12:45 ·
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