L'infarctus du myocarde mal combattu en Belgique
Publié par hammar le Septembre 08 2009 16:35:01
Les systèmes qui permettent de mieux cerner la gravité des accidents cardiaques sont trop peu utilisés en Belgique, selon les chiffres présentés lors du congrès européen...

Nouvelles étendues

Les systèmes qui permettent de mieux cerner la gravité des accidents cardiaques sont trop peu utilisés en Belgique, selon les chiffres présentés lors du congrès européen de cardiologie qui se tient à Barcelone.

La Belgique n'utilise la technique du cathéter que pour 59 % de ses patients en infarctus, continuant à traiter 31 % de manière médicamenteuse. C'est singulièrement moins que la plupart de ses voisins européens, seuls la France et le Royaume-Uni faisant pire.

La technique du cathéter est une opération mécanique qui consiste notamment à déboucher l'artère obstruée grâce à un petit ballonnet au bout d'une sonde. Le cathéter sauve 60 % du muscle cardiaque contre 41 % par le médicament. Et la réduction de la mortalité suit cette voie. Aux 18 % de réduction de mortalité obtenus par le médicament, l'intervention par cathéter y ajoute 37 %, soit un triplement de la survie.

La Belgique ne pratique qu'entre 200 à 400 interventions par cathéter par million d'habitants et par an, soit la moitié de ce que font les pays les plus avancés.

« Le grand coupable, c'est la manière dont les patients sont répartis et transportés d'un hôpital à l'autre. Dans l'absolu, notre densité de 150 hôpitaux et la compétence qui y est présente devrait donner un bien meilleur service au patient », explique le professeur William Wijns, cardiologue à l'hôpital d'Alost.


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