Intoxication alimentaire en Allemagne : la France renforce les mesures de prévention
Publié par Administrateur le Juin 03 2011 11:14:38
Selon les services de contrôle, il y a actuellement en France trois cas suspects en cours d’investigation, en lien avec l’épidémie allemande, mais aucun cas identifié en lien avec le lot retiré en France.

400 personnes ont été touchées dans le nord de l’Europe par l’épidémie d’intoxications d’origine alimentaire due à une bactérie, de type Escherichia coli enterohémorragique, depuis le début du mois de mai, et particulièrement en Allemagne.

Cette épidémie serait due aux concombres importés d’Espagne, comme le note les premières investigations conduites par les autorités allemandes et relatives à l’origine alimentaire de cette épidémie.


De leur côté, les autorités sanitaires françaises travaillent en étroite collaboration avec leurs homologues allemandes dans le cadre des réseaux d’alerte européens. Les États membres cherchent à identifier les distributeurs qui commercialiseraient actuellement des lots de concombres suspects, peut on lire dans un communiqué de presse.

Selon les services de contrôle, il y a actuellement en France trois cas suspects en cours d’investigation, en lien avec l’épidémie allemande, mais aucun cas identifié en lien avec le lot retiré en France

Dans ce cadre, le retrait immédiat d’un lot de ses concombres, livré sur le marché français, a été effectué.

Selon les services de contrôle, il y a actuellement en France trois cas suspects en cours d’investigation, en lien avec l’épidémie allemande, mais aucun cas identifié en lien avec le lot retiré en France.

Escherichia coli (E. coli) est une bactérie fréquente du tube digestif de l’homme et des animaux à sang chaud. La plupart des souches de E. coli sont sans danger. Certaines souches, cependant, comme les souches entérohémorragiques (ECEH), peuvent être à l’origine de toxi-infections alimentaires (TIA) graves. La transmission à l’homme se fait par la consommation d’aliments contaminés, viande hachée crue ou mal cuite et lait cru par exemple.

Son importance pour la santé publique est apparue en 1982, à la suite d’une flambée de TIA aux Etats-Unis d’Amérique. ECEH fabrique des toxines, connues sous le nom de verotoxines ou de toxines de type Shiga en raison de leur ressemblance avec les toxines élaborées par Shigella dysenteriae.

ECEH (ou STEC) se multiplie dans une fourchette de température de 7°C à 50°C, la température optimale étant de 37°C. Certaines souches de ECEH peuvent se développer dans des aliments acides, jusqu’à pH 4,4, ainsi que dans des aliments dont l’activité de l’eau est au minimum de 0,95. La cuisson détruit ECEH quand toutes les parties de l’aliment atteignent au moins 70°C. Le sérotype O157:H7 de E.coli est le plus important en santé publique; d’autres sérotypes ont cependant été souvent observés en association avec des cas sporadiques ou des flambées.

Pour l’instant, la France semble avoir été épargnée. Il faut savoir que la surveillance des infections à STEC est réalisée actuellement en France par la surveillance du SHU chez les enfants de moins de 15 ans. Depuis 1996, un réseau de services de néphrologie pédiatriques volontaires de 31 hôpitaux notifie les cas de SHU pris en charge, à l’Institut de Veille Sanitaire. Environ 100 cas de SHU pédiatriques sont notifiés chaque année en France.

En France, à ce jour, aucune augmentation du nombre de cas de SHU n’a été mise en évidence dans le cadre du dispositif de surveillance spécifique des SHU. Toutefois, des patients peuvent vous consulter avec des symptômes évocateurs d’une infection à EHEC et ayant séjourné en Allemagne.

Le dispositif de surveillance a été renforcé, en liaison avec l’Institut de veille sanitaire. Les professionnels de santé ont également été sensibilisés, afin qu’ils détectent et signalent les éventuels cas sur le territoire national.

Les autorités sanitaires rappellent les règles d’hygiène habituelles, se laver les mains avant chaque repas et après chaque passage aux toilettes et, concernant les fruits et légumes, les laver, les éplucher ou les faire cuire avant de les consommer.

Source : actualites-news-environnement