Troubles de la parole et diagnostic précoce de la maladie de Parkinson
Publié par La Pharmacienne le Juillet 29 2014 12:01:36
Des chercheurs du département de neurologie de l'Université Charles de Prague et de la faculté d'ingénierie électrique de l'université technologique de Prague viennent...

Nouvelles étendues
Des chercheurs du département de neurologie de l'Université Charles de Prague et de la faculté d'ingénierie électrique de l'université technologique de Prague viennent de rendre publique une étude portant sur des mesures acoustiques quantitatives, destinées à déterminer les caractéristiques du dysfonctionnement de la parole et de la voix dans le cas de la maladie de Parkinson précoce non encore traitée.

Les objectifs de ces travaux étaient de a) déterminer si des désordres de la parole et de la voix se manifestaient réellement dans les premiers stades de la maladie ; b) définir les caractéristiques spécifiques des déficiences vocales liées à cette maladie, c) identifier des signatures acoustiques correspondantes par les méthodes de mesures utilisée traditionnellement au niveau clinique, en vue de leur automatisation, d) mettre au point de nouvelles méthodes de mesure automatique, en particulier concernant l'articulation.

Un groupe de 46 locuteurs natifs tchèques, dont 23 souffrant de la maladie de Parkinson, a été suivi pour cette étude. Une série de 19 mesures différentes a été choisie, alors qu'une analyse séquentielle de Wald a été appliquée pour vérifier l'efficacité des mesures et l'étendue de la déficience vocale de chaque patient.

Les résultats montrent que la mesure des variations de fréquences fondamentales appliquée à 2 tâches particulières était la meilleure méthode pour identifier les patients souffrant de la maladie de Parkinson. Sur la base de mesures acoustiques objectives, de la théorie statistique de prise de décision et de la validation des résultats par des thérapeutes de la voix, il a été montré que 78% des patients présentant les premiers symptômes de la maladie de Parkinson, et n'étant pas encore sous traitement, souffraient d'une forme de déficience vocale. Les défauts d'élocution découverts différent, certes d'un individu à l'autre, mais affectent principalement la phonation, l'articulation et la prosodie.