Les enseignants en grève illimitée à compter du 3 janvier
Publié par hammar le Décembre 18 2008 15:11:56
L'option d'un durcissement des actions de protestation annoncée par les syndicats de la santé publique vient de se confirmer...

Nouvelles étendues

L'option d'un durcissement des actions de protestation annoncée par les syndicats de la santé publique vient de se confirmer. Un grève illimitée a été décidée par les hospitalo-universitaires à partir du 3 janvier prochain, juste après la reantrée des vacances d'hiver.

Une grève qui devra complètement paralyser l'enseignement médical aussi bien dans son volet pédagogique que pour la tenue des examens. Ce mouvement concernera deux syndicats de l'enseignement médical, à savoir le syndicat national des maîtres assistants (SNMASM) et le syndicat national des docents et professeurs en sciences médicales (SNDPSM).

La coordination de la santé publique, qui regroupe en tout cinq formations syndicales dont les deux précitées, devra, pour sa part, se réunir dans une semaine pour fixer une date, en vue de reconduire le mouvement de grève observé la semaine écoulée.

Pour cette dernière réunion, deux principes sont néanmoins partagés par tous. Le premier est que le mouvement envisagé sera d'au moins une semaine. Le second est qu'il interviendra au courant du même mois de janvier. Au dernier jour de la grève de cinq jours, hier, un important sit-in des hospitalo-universitaires a été tenu à l'hôpital Mustapha Bacha.

Selon le président du syndicat des maîtres assistants, Djidjik Réda, le rassemblement a regroupé près de 500 personnes, ce qui confirme, a-t-il dit, «l'immense succès de notre mouvement». Le même responsable syndical a tenu à souligner, par ailleurs, le caractère «apolitique » du mouvement des blouses blanches qui, selon lui, s'appuie uniquement sur des « revendications socioprofessionnelles».

A Oran comme à Constantine, la grève menée par les praticiens de la santé publique s'est achevée, hier, comme elle avait commencé, «dans la détermination et sans fléchissement », selon ses initiateurs. Elle a été ponctuée par des rassemblements au niveau du centre hospitalo-universitaire.

A Constantine, dès 10 h, les grévistes, au nombre de 200 environ, affiliés aux différents syndicats impliqués dans le débrayage, ont tenu une ultime assemblée générale au niveau de l'amphithéâtre de la faculté de médecine pour écouter leurs représentants syndicaux qui leur ont communiqué les informations sur le mouvement au niveau du territoire national, et les informer de la décision de l'administration de leur appliquer une ponction sur salaire de l'ordre de 2.000 dinars environ, tout en critiquant cette décision «qui ne peut en aucun altérer notre détermination et notre volonté à mener à terme nos revendications», a déclaré le Dr Nouri du syndicat national des maîtres assistants en sciences médicales (SNMASM), soutenu par son collègue du syndicat national des praticiens spécialiste de la santé publique (SNPSSP), le Dr Bouhenache.

Ces représentants syndicaux ont annoncé à l'assistance qu'ils n'excluaient pas une radicalisation du mouvement qui envisage de déclencher une grève illimitée au mois de janvier prochain si d'ici là la tutelle n'a pas réagi en prenant en compte le bien-fondé de leurs revendications. Dans la prochaine grève prévue en janvier et si la situation reste en l'état, ajoute le représentant du SNPSSP, le mouvement sera élargi aux internes, les résidents, les médecins spécialistes en cours de formation, les généralistes, les dentistes, les pharmaciens, les maîtres assistants, c'est-à-dire la quasi-totalité du personnel médical.

A 11h, et à l'issue de cette assemblée générale, les grévistes se sont dirigés vers l'administration du CHU pour y tenir un sit-in silencieux avant de se disperser en se disant «satisfaits du succès incontestable qu'ont connu les cinq jours de grève».


Source : quotidien d'oran