Khémis Miliana: Les spécialistes parlent de diabète
Publié par hammar le Décembre 27 2008 19:29:37
Mercredi, il y a eu foule au CEM Madjen Kheïra qui a abrité le premier grand moment des 2 journées médicales, la 5ème édition annuelle depuis sa création, journées consacrées...

Nouvelles étendues
Mercredi, il y a eu foule au CEM Madjen Kheïra qui a abrité le premier grand moment des 2 journées médicales, la 5ème édition annuelle depuis sa création, journées consacrées spécialement au diabète, à ses causes, à son évolution, à ses complications, comment le prévenir pour s'en prémunir et comment le traiter.

C'est dans ce cadre que la première journée, mercredi, le Dr Larbi Bouamrane, le président de l'AMSAD, a lancé des invitations aux personnes atteintes, ou leurs proches, pour une sensibilisation directe aux problèmes liés à cette maladie et asseoir les réflexes à développer pour une meilleure auto prise en charge capable de retarder au maximum les complications inéluctables sur la santé du sujet atteint. Concomitamment, une équipe de médecins bénévoles a procédé à de nombreux dépistages et donné des indications et des orientations aux uns et aux autres.

Cette premier journée a aussi été l'occasion de lancer les bases pour la création d'une association des diabétiques locale qui regrouperait d'abord les daïras de Khémis Miliana et de Miliana, puis dans une phase ultérieure, une association de wilaya. Cette première journée a, il faut le dire, connu un vif succès auprès des patients et leurs proches qui, ils l'ont démontré, ont besoin d'aide et surtout d'écoute et de conseils précieux pour gérer leur quotidien de malades.

La deuxième journée, celle du jeudi, s'est déroulée dans l'auditorium du Centre universitaire de Khémis Miliana. Médecins du secteur public et privé, délégués médicaux et pharmaciens ont pris part aux travaux de cette journée, qui a été animée en plus du Président de l'AMSAD, qui est intervenu sur le «syndrome métabolique», le Professeur Oudjit, chef du service de Diabétologie de l'Hôpital Central de l'Armée (H.C.A.) de Aïn Naadja, assisté des membres de son équipe, le docteur Behidj, qui est intervenu sur «les aspects cliniques du Diabète Sucré et sa classification et ses différents types.

Le Dr Nehar, qui a traité du «Diabète et des activités physiques chez les sujets diabétiques et pour qui en tant que spécialiste de la diététique s'est longuement étendu sur l'hygiène alimentaire chez le sujet diabétique, le choix des aliments en fonction des besoins et en fonction surtout de leur teneur en sucre, un choix qui doit se baser sur les équivalences en teneur glucidique (sucre).

Le Dr Aït Abderrahmane a, quant à lui, fait part à l'assistance sur «la prise en charge thérapeutique et pharmacologique du diabète de type 2 (nécessitant toute la panoplie des différents hypoglycémiants) type qui, note-t-il, représente quelque 90 % des cas ajoutant que «le respect des règles d'hygiène alimentaire et corporelle peut éviter les atteintes des membres inférieurs dans 43 % des cas et que la pharmacopée ne suffit pas à elle seule».

Le Dr Hebar, faisant preuve d'une grande maîtrise de son sujet, s'est attaché à traiter «des insulines et de l'insulino-thérapie» (usage des insulines), pourquoi avoir recours à l'insuline de synthèse ? Quand faut-il la prescrire ? Comment la prescrire ? A qui la prescrire ? Le fonctionnement et l'action des différentes insulines... surtout dans le cas où le patient souffre déjà d'insuffisances hépatique ou rénale ou bien comme c'est souvent le cas «diabète juvéniles» (bas âge) où le pancréas ne produit plus d'insuline.

Le sujet «la place de l'allaitement maternel chez la femme diabétique», les problèmes qu'il pose pour cette dernière, son alimentation, son traitement, a été développé par le Dr Mazouzi du secteur sanitaire de Aïn Defla.

Les différents intervenants ont mis l'accent sur le dépistage précoce du diabète, particulièrement chez les sujets atteints d'obésité. A propos d'obésité, selon les statistiques de l'OMS, les Etats-Unis d'Amérique détiennent actuellement le record du nombre de personnes obèses, mais à l'horizon 2025, ce record appartiendra à l'Afrique, y compris les pays du Maghreb.

Tout comme il existe actuellement environ 325 millions de sujets atteints par cette affection dans le monde. Toujours est-il qu'en Algérie, des statistiques exhaustives restent du domaine de l'hypothétique. A se demander alors comment asseoir une politique efficace de santé publique en l'absence de données statistiques fiables.

Il faut ici souligner que l'AMSAD, consciente du rôle qu'elle peut jouer auprès de la population rurale et des zones déshéritées, a constitué des équipes d'intervention dans ces milieux et a fait des propositions aux pouvoirs publics pour un soutien logistique dont elle ne dispose pas, mais plus d'une sollicitation dans ce but ne se sont soldées que par de vaines promesses et sont donc restées sans écho, nous dit le Dr Larbi Bouamrane, qui note, par ailleurs, que l'AMSAD, en tant qu'association, vit et active par ses propres deniers sans aucune aide de l'Etat.


quotidien d'oran