Hausse de l'utilisation de médicaments contre l'ostéoporose
Publié par La Pharmacienne le Février 25 2009 18:55:20
Le nombre de personnes âgées au Canada qui ont recours à des pharmacothérapies courantes visant à prévenir la détérioration osseuse attribuable à l'ostéoporose a augmenté...

Nouvelles étendues

Le nombre de personnes âgées au Canada qui ont recours à des pharmacothérapies courantes visant à prévenir la détérioration osseuse attribuable à l'ostéoporose a augmenté de façon considérable dans les six dernières années, mais une nouvelle étude démontre que les hommes sont beaucoup moins susceptibles que les femmes d'utiliser ces médicaments.

L'étude, publiée aujourd'hui par l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS), examine les tendances relatives aux demandes présentées par les personnes âgées aux régimes publics d'assurance-médicaments pour le remboursement de bisphosphonates, une catégorie de médicaments utilisés pour traiter l'ostéoporose et prévenir les fractures. L'étude jette un regard sur les demandes de remboursement de médicaments faites par plus d'un million de personnes âgées dans six provinces, soit l'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard.

De 2001 à 2007, la proportion de personnes âgées ayant recours aux trois types de bisphosphonates à l'étude (étidronate, alendronate et risédronate) a augmenté dans chacune des six provinces sélectionnées. Le taux global d'utilisation de bisphosphonates chez les personnes âgées a augmenté de 45%, passant de 8,9% à 12,9%. Si l'on ajuste le taux d'utilisation de bisphosphonates en fonction de la hausse du nombre de personnes âgées (9%) dans la population au cours de cette période, l'augmentation du nombre d'utilisateurs de bisphosphonates est de 55%.

«L'ostéoporose touche jusqu'à une femme sur quatre et un homme sur huit chez les personnes de 50 ans et plus au Canada. Par contre, même si les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes d'en être atteintes, l'étude de l'ICIS révèle qu'elles sont six fois plus susceptibles d'avoir recours aux bisphosphonates», affirme la Dre Diane Thériault, directrice médicale du Dartmouth Osteoporosis Multidisciplinary Education Program de la Nouvelle-Écosse. «On doit donc se demander s'il y a sous-diagnostic et sous-traitement de la maladie chez les hommes, ce qui pourrait avoir de graves conséquences sur les personnes âgées et leur famille.»

En 2006-2007, 20,4% des femmes âgées dans les provinces à l'étude avaient recours aux bisphosphonates (soit 1 femme âgée sur 5), par rapport à 3,3% des hommes de 65 ans et plus (soit 1 homme âgé sur 30).

«Pour les patients atteints d'ostéoporose et leur famille, les fractures de la hanche et les complications connexes sont l'une des préoccupations majeures, ajoute Michael Hunt, gestionnaire, Pharmaceutique, à l'ICIS. On estime que 70% des fractures de la hanche au Canada sont liées à l'ostéoporose. La surveillance de l'utilisation de traitements tels que ceux aux bisphosphonates pour prévenir les fractures de la hanche peut aider les praticiens à comprendre ce qui fonctionne ou non pour ces patients.»


Source: Canoë Santé