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Cours de médecine, pharmacie et chirurgie dentaire

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Accidents de dentition

 

 

I. Définition :

Ou évolution dentaire correspond au phénomène actif qui s’inscrit dans la croissance générale de l’individu

DENTURE : c’est l’ensemble des organes dentaire

II. Dentition temporaire :
a/Chronologie de l’éruption des dents temporaires:

L’éruption des dents temporaires chez un nourrisson sain se fait par groupe de dents par semestre :

 

•     INCISIVES :             du        6°      au 12° mois

•     1ère MOLAIRES         du 12°          au 18° mois

•     CANINES                   du 18°   au  24° mois

•     2ème MOLAIRES         du 24°  au  30° mois

– ordre d’éruption des incisives centrales et latérales sup. et inf.

 

•     INC. CENTRALE  INFERIEURE

•     INC. CENTRALE  SUPERIEURE

•     INC. LATERALE  SUPERIEURE

•     INC. LATERALE  INFERIEURE

 

 B / Accidents d’éruption

 

 1°/ les éruptions précoce :

Fréquentes au niveau des incisives inférieures

 

On incrimine : 

 

-un caractère familial héréditaire

-une infection pendant la grossesse

-un facteur endocrinien

 

On distingue :

 

•    -les dents vestigiales ne persistant sur l’arcade que quelques jours après la naissance.

•    -les dents temporaires normales présentes jusqu’à l’éruption des dents permanentes.

 2°/Les irruptions retardées :

•    Quand il s’agit d’une dent isolée : la cause est locale (traumatisme ,malformation

•    Quand plusieurs dents sont concernées : la cause est générale (endocrinopathie -carence vitaminique –hérédité)

3°/Les accidents locaux :

 

Plusieurs théories pour expliquer ces phénomènes

•    Théorie infectieuse :

 

Infection ou irritation du sac péricoronaire

 

•    Théorie réflexe :

 

 L’irritation locale au niveau du nerf trijumeau provoquerait des manifestations à distance par voie réflexe.

 

•    Théorie de la prédisposition organique :

 

     Un système organique particulier (digestif-respiratoire) serait susceptible de se manifester de façon préférentielle

 

•    Autres causes :

 

 Pourraient intervenir l’hérédité, une endocrinopathie , l’hygiène ,les maladies maternelles ,les maladies de la première enfance .

    A-Prurit gingivo-dentaire :

 

Le nourrisson mordille ses lèvres et salive abondamment. La gencive est rouge, enflammée à l’endroit de la prochaine éruption

 B-La pericoronarite :

 

C’est l’inflammation du sac péricoronaire.

-Salivation abondante au niveau de l’éruption

-Gencive rouge, tuméfiée, douloureuse, parfois infectée (suppuration)

-Hyperthermie et une certaine agitation

c) La stomatite :

 

L’inflammation peut se propager à la muqueuse voisine et déterminer tous les aspects de stomatite

– Stomatite Aphtoïde

– Stomatite de la primo-infection Hérpétique

 

 

 

d) Kyste d’éruption péricoronaire : ou Kyste  folliculaire


-Se situe en général au niveau de la 2° Molaire temporaire ,ou sur une crête gingivale édentée.

-Il apparaît comme une tuméfaction arrondie ,bleuâtre ,translucide , fluctuante et indolore .
-Son contenu est un liquide filant,citrin.
-La radiographie montre une image radiotransparente autour de la couronne de la dent.
*TTT : kystotomie(marsupialisation) .Il faut respecter le germe voisin .

e) La folliculite expulsive :

 

A la suite d’un phénomène inflammatoire ou d’une infection locale

le follicule dentaire s’élimine spontanément il persiste alors un bourgeon charnu qui va disparaître de même que les signes locaux

-peut parfois se compliquer d’ostéomyélite

 

traitement : Antibiothérapie + soins locaux.

 

 4°/Les accidents regionaux :

 

-érythrose jugale (feu de dents)

-hypersalivation , larmoiement , écoulement séreux nasal .

 5°/les accidents généraux:

 

-bénins, et rythmés par les éruptions

On peut distinguer :

 

      -des troubles thermiques (hyperthermie de 48h).

      -des troubles nerveux (agitation, insomnie, convulsion)

      -des troubles digestifs (vomissements, perte d’appétit, diarrhée, ralentissement de la croissance et troubles staturo-pondéraux)

      -des troubles respiratoires (toux sèche ou coqueluchoïde ) accompagnant l’éruption .

 

6°/Rétention des dents temporaires :

Peut intéresser une ou plusieurs dents (surtout les molaires)

Radiologiquement on peut constater :

 

           -une rhizalyse de la dent retenue

           -une absence de la dent permanente correspondante

           -une dent retenue coincée entre deux dents permanentes rapprochées

L’évolution se fait vers la chute spontanée ,l’inclusion, l’accident infectieux

Le maintient de cette dent retenue  va provoquer des malpositions de dents permanentes sur l’arcade.

Traitement : extraction de la dent incriminée suivie d’un TTT ODF

-Il est obligatoire de s’assurer de l’existence de la dent permanente (par radio ) avant d’extraire la dent temporaire analogue retenue .

En cas de retard généralisé cela pourrait être dû à une carence vitaminique ,une endocrinopathie ou une maladie héréditaire

   C)Thérapeutique :

 

1-Traitement symptomatique local dans les accidents banaux d’éruption des dents temporaires à base d’antalgiques (paracétamol), anti inflammatoires (nifluril,ibuproféne).

2-Bonne hygiène, désinfection, massage et friction à l’aide de  baumes anesthésiants.

3-Eviter les incisions sauf en cas de péricoronarite

4-surveillance de l’alimentation

 III/ Dentition permanente :

 

A°) chronologie d’éruption des dents permanentes :

 

Après la chute de la couronne temporaire, la couronne de la dent permanente se substitue à elle, et effectue une migration axiale jusqu’à rencontrer so antagoniste .

L’éruption des dents permanentes est annuelle : un groupe de dents par an.

•     6 ans             1ère MOLAIRE

•     7 ans             INCISIVE CENTRALE

•     8 ans             INCISIVE LATERALE

•      9 ans             1ère PREMOLAIRE

•     10 ans             CANINE

•     11 ans             2ème PREMOLAIRE

•     12 ans             2ème MOLAIRE

•     18 –  25 ans     3ème MOLAIRE ( D.D.S )

 

B°) Accidents de dentition permanente :

 

1/dentition précoce :

 

Elle est exceptionnelle

Elle doit être précédée de la chute des dents temporaires

 

 2/dentition retardée :

 

Elle peut l’être à la suite de :

 a)causes locales :

 

  -Persistance des dents temporaires par rhizalyse irrégulière ou tardive

  -Fermeture des diastèmes après extraction précoce

  -Kyste radiculo-dentaire refoulant le germe de la dent perm.

  -Kyste péricoronaire de la dent perm.

  -Présence d’une tumeur locale gênant la migration de la dent temp. ou permanente (odontome ).

b) causes générales :

  -Hérédité

  -Maladie génétique : hypertrophie gingivale héréditaire , dysostose cleido-cranienne ,picnodysostose…

  -Carence vitaminique (vit. D)

  -Troubles endocriniens : hypothyroïdie, myxoedème , hypopituitarisme

 Toujours rechercher une cause locale en premier lieu

 Toujours demander une radio de contrôle pour éliminer une agénésie dentaire .

3/dentition difficile :

 

Ce sont les éruptions compliquées d’accidents d’évolution.

Toutes les dents sont concernées, mais surtout la DDS inf.

Elle peut survenir sur des dents en position normale ou anormale.

Une dentition est rendue difficile quand surviennent :

a)des accidents infectieux :

 

Ces accidents intéressent essentiellement la DDS< mais peuvent toucher les autres dents:

 

a.1) Accidents infectieux de la DDS<:

 

Ces accidents infectieux sont le plus souvent en rapport avec la

désinclusion de la DDS, ils surviennent en général  sur des DDS à apex fermés, dont le sac péricoronaire est en contact avec la cavité buccale .

 a.1.1) pathogénie :

 

Ces accidents sont expliqués par:

-anomalie morphologique radiculaire, coronaire, obliquité de la dent.

-surinfection de la péricoronarite physiologique d’éruption.

-pénétration microbienne dans le sac péricoronaire lors de son ouverture dans la cavité buccale.

                  

 a.1.2) symptomatologie :

Les accidents surviennent entre 18 et 25 ans pendant la période d’éruption de la

DDS.

 

1°/L’ACCIDENT INITIAL :

 

*La péricoronarite aigue :

 

C’est l’infection du sac péricoronaire et de la muqueuse attenante

Le diagnostic se base sur :

 * la douleur : Spontanée, rétro molaire, à la mastication par meurtrissure de la muqueuse, à la palpation du capuchon muqueux.

* dysphagie

* trismus : + ou – sévère, serré.

 

 

 

* l’examen clinique : qui montre

*une muqueuse congestive, oedémaciée, marquée par l’empreinte de la dent antagoniste.

*une goutte de pus à la pression locale.

*une ou deux cuspides parfois entourées d’une muqueuse ulcérée

* la radiographie : qui précise

*la morphologie de la dent , ses rapports avec le nerf dentaire inférieur , avec la dent voisine , son inclinaison , son enclavement éventuel , l’existence préalable d’un kyste marginal éventuel .

  * l’évolution :

Se fait soit vers la rémission temporaire ( traitement  médical ) soit vers les formes compliquées  (accidents cellulaires ou accidents généraux,septicémiques )

 *  traitement :

   Extraction en cas d’accidents répétés, de kyste, de caries ou de dents en malposition.

 

2°ACCIDENTS MUQUEUX :


 C’est la stomatique odontiasique unilatérale

en rapport avec l’évolution de la DDS qui peut être érythémateuse ou ulcéreuse

3°/ACCIDENTS GANGLIONNAIRES :

 

Peuvent se compliquer en périadénite et adénophlegmon .

 

4°/LES ACCIDENTS CELLULAIRES:

 

Extension de l’infection à partir du sac péricoronaire .

 

5°/LES ACCIDENTS OSSEUX :

Ostéite exceptionnelle.

 

a.2 autres dents:

 

•     Dent de sagesse supérieure :

Les accidents infectieux accompagnant l’éruption de la DDS> associent :

            – tuméfaction génienne et douleur orbitaire et parfois dentaire

            -rhinorrhée et signes sinusiens :

•      canine

 Ces accident infectieux accompagnent surtout les canines incluses:

-une rhinite , une sinusite , une ostéite

-une névralgie irradiant vers le sinus et l’œil

–  infection de voisinage

b) des accidents mécaniques :

 

-Fractures, dysharmonies dento-maxillaire, trouble d’articulé avec retentissement sur l’ATM

 

c) des accidents nerveux :

 

-Sensitifs : hypo esthésie cutanée, algie faciale, paresthésie

-Moteurs : paralysie, spasmes faciaux, trismus

-sensoriels : troubles oculaires ou auditif.

 

d) les troubles tumoraux :

 

-Kyste péricoronaire(folliculaire)

-Kyste éruptif (perle d’Epstein)

4/Traitement :

 

Le tout  dépend de l’environnement de la dent ainsi:

la dent sera conservée si:

•     L’espace pour la loger est suffisant

•     Aucun obstacle ne s’oppose à son évolution

•     Sa position lui permet de faire correctement son éruption

La dent sera extraite si:

•     La radiographie montre qu’elle ne peut pas faire son éruption complètement (espace insuffisant, dent enclavée, kyste, tumeur..)

•    La dent est la cause d’accidents infectieux  ou mécaniques. Il est recommandé de faire cette extraction à distance de l’épisode infectieux (antibiothérapie)

 

IV°) Inclusion dentaire :

 

 A) DEFINITION :

 

Il y a inclusion dentaire quand :

-la dent ne fait pas son éruption à la date prévue

-le sac péricoronaire n’est pas en communication avec la cavité buccale

-la dent se situe au voisinage de son siège habituel.

Les inclusions peuvent intéresser une dent ou un groupe de dents ( inclusions multiples)

B) DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL :

*Dent en désinclusion : le sac péricoronaire est ouvert dans la cavité buccale .

Les apex sont fermés. L’accident survient après  25 ans.

*Dent retenue : il y a retard localisé d’éruption

*Dent enclavée : un obstacle gêne l’éruption normale de la dent.

C) Fréquence:

 

La dent la plus fréquemment  incluse = DDS inf.

Puis viennent dans l’ordre décroissant : DDS sup. Canine sup.

Prémolaire, incisive inf. 1ère molaire inf.

 D) Etiopathogénie:

 

On évoque essentiellement :

Une anomalie du sac péricoronaire

Une malformation coronaire ou radiculaire

Un obstacle : kyste, persistance de la dent temporaire

Une tumeur

E) DDS incluse :

 

2 cas peuvent se présenter :


1°/Le silence clinique: il est complet, la découverte de la dent incluse est fortuite.


2°/l’inclusion se révèle a l’occasion :

 a)d’un examen systématique pratiqué :

 

        -devant une voussure palatine insolite

        -devant un diastème inter incisive

        -devant une canine temporaire persistante

b) d’une fracture en particulier l’angle mandibulaire.


c) d’une complication :

 

•    Mécanique (fracture prothétique, mal occlusion, DDM)

•    Inflammatoire (desinclusion , péricoronarite , cellulite , stomatite )

•    Tumorale (kyste péricoronaire )

•    Nerveuse (sensitive, motrice, sensorielle

 F) CANINE INCLUSE :

 

La cause de cette inclusion est souvent  en rapport avec un obstacle ,  une  malformation, une malposition du germe.

On la soupçonne sur :

•     Une voussure palatine ou vestibulaire.

•     Un diastème interincisif .

•     Un déplacement de l’incisive latérale.

Elle se révèle le plus souvent par des accidents infectieux et/ou mécaniques 

L’inclusion canine est confirmée par :

Un contrôle radiologique (panoramique, occlusal, et rétro alvéolaire .

g) dent de sagesse supérieure :

 

L’inclusion de la DDS> est dans la plupart des cas strictement fibromuqueuse

 

h) incisive centrale supérieure :

 

Son inclusion est due à un traumatisme du germe.

Attitude thérapeutique:

 

Généralement, une dent incluse, cliniquement silencieuse, n’est pas à extraire.

Toutefois, dans le cadre d’un traitement ODF, ou une restauration prothétique, il peut y avoir exception pour ne pas dire obligation.

L’extraction est de règle quand la dent devient symptomatique ou que les accidents se renouvellent.

 

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